Qu’attendent les français pour se rebeller ?

Le 2 juin 2018, j’ai posé à mes nombreux amis Facebook
la question suivante :

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Ils y ont répondu, à mon tour de vous dire ce que j’en pense.

Comme des millions de français, je n’en peux plus de supporter ce qu’on fait subir à la France. Manifestations, grèves, réseaux sociaux en ébulition, force est de constater que la population est mécontente de son gouvernement et de son Président.

Pourtant, il faut se poser les bonnes questions et s’interroger ouvertement sur le nombre de citoyens, réellement insatisfaits de ce qui se produit dans le pays, par rapport à ceux qui aiment et apprécient le changement qui s’opère ?!

La vérité est que les repères qui permettraient l’analyse sont biaisés.

Nul ne peut aujourd’hui répondre à cette question puisque les votes de la dernière présidentielle ont à nouveau été tronqués par un vote d’opposition -à Marine Le Pen-, et non d’adhésion -à Emmanuel Macron-.

A noter toutefois le vote des législatives qui a envoyé un signal non négligeable d’une caution des électeurs au profit de ce qu’il se passe depuis un an.

En effet, même si seuls 17 % des électeurs se sont manifestés lors du choix des députés français, ils ont choisi en masse La République En Marche, offrant par la même une carte blanche au Chef de L’Etat pour cinq ans.

Malgré tout, la colère gronde !

Mais ce grondement est encouragé entre personnes insatisfaites et en colère. Les mécontents se bouffent la tête entre eux et entretiennent individuellement la colère et le ras-le-bol des autres -coléreux eux aussi- et la boucle est ainsi bouclée et la vapeur monte !

C’est un peu schizophrénique mais les patriotes et autres nationalistes Français agissent ainsi.

Puisque ceux-là ne manquent pas de râler sur tout, sur tout le monde, sur chaque décision gouvernementale, sur chaque loi votée etc… Pourquoi cette colère des mécontents ne se transforme pas en actes de révolte ?

L’une des raisons les plus évidentes est la désorganisation et l’absence primordiale d’un leader digne de ce nom. Aucun chef de file pour mener une éventuelle rébellion qui ferait passer l’individualisme à un mouvement massif très populaire.

En effet, seul un mouvement conséquent, dépassant de loin les forces de l’ordre par une montée manifeste d’un ras-le-bol dans les rues pourrait avoir l’effet désiré. Seulement voilà, il y a des risques physiques et légaux réels, et il faut accepter de quitter le confort et la sécurité de son logement pour y faire face (voir à ce sujet cet article).

Puisque les médias n’en ont pas fait leur « une », j’en profite pour vous rappeler que l’Arménie nous a donné une bonne leçon il y a quelques mois à ce sujet (voir cet article en complément).

Existe donc la rébellion dite « de masse » pour surprendre le pouvoir en place et le prendre de cours.

Puis les décisions personnelles et la rébellion individuelle : ne plus payer ses impôts, ses contraventions, ne plus travailler etc.

Dans ces cas et décisions individuelles, il faudrait là aussi être des millions à procéder ainsi, sur une période donnée -surement prolongée-, afin d’obtenir les bénéfices recherchés car l’effet de masse deviendrait dès lors ingérable pour les institutions.

L’exemple du prix de l’essence est le meilleur miroir de cette idée puisque ce dernier atteint jusqu’à 2,00 euros le litre ce jour, alors que le baril de pétrole, lui, se porte très bien.

Si vous bloquez une station-service seul, vous n’irez pas loin et serez vite dégagé, mais si des milliers de conducteurs le faisaient en même temps aux quatre coins du pays, la donne serait complètement différente et cela obligerait une remise en question de la part du gouvernement -sans toutefois le faire vaciller-.

Nous le voyons donc bien, l’union ferait la force !

Nous sommes très nombreux à parler, baver, râler, invectiver sur les réseaux sociaux. Mais il faut admettre et digérer une fois pour toute qu’aucun combat ne se gagne sur Facebook ni Twitter !

J’en viens donc à me dire que ce qui arrive à la France est soutenu par le plus grand nombre de ses concitoyens. Et puisque les mécontents de la situation ruminent la défaite du Front National de mai 2017 à n’en plus finir -en demeurant sur leur canapé- ils ne peuvent s’en prendre qu’à eux-mêmes.

Je m’interroge d’ailleurs sur ceux d’entre eux qui bougeraient si le Rassemblement National et Debout La France organisaient une manifestation contre l’immigration ; on entendrait encore des « ah c’est trop loin… ah pourquoi là-bas et pas en bas de chez moi… ah pourquoi ce sujet et pas celui-ci… ah je ne peux pas j’ai piscine » etc…

Combien de râleurs seraient vraiment à la hauteur des enjeux qu’ils dénoncent avec force sur les réseaux sociaux ?

Nous ne serions pas nombreux car nous préférerions le confort et la sécurité de nos logements, en espérant que les autres, eux, se seraient bougés !

Et ça, les gouvernements successifs l’ont bien compris. Ils laisseront toujours aux foyers français -au plus grand nombre- de quoi « survivre » et veilleront à ne pas toucher au minimum vital car s’ils y touchaient, c’est probablement là que nous nous bougerions le cul.

Soyons clairs, nous sommes lobotomisés, et nous l’acceptons passivement !

Alors peut-être vous demandez-vous pourquoi j’ai posé cette question et pourquoi moi-même je ne me rebelle pas ?

Le pourquoi de cette question est une suite logique de mon analyse de la situation après des années à militer -pour le Front National- et à comprendre ce qu’il se passe.

Pour ce qui me concerne, je suis prêt à bondir dès lors qu’un leader sortira du lot et que s’organisera une manifestation populaire. Un rassemblement non organisé par un parti politique ou la représentation syndicale devenue désormais la risée des hautes instances politiques.

Pourtant, croyez-le ou non, nos élites sont très attentives aux rassemblements de la populasse, vérifiant le nombre de participants par rapport à la précédente manifestation, s’interrogeant ainsi sur le fait que leur dernier jour de mandat a -peut-être- sonné…

Ils le savent, nous ne le savons pas !

Nous sommes donc, nous français en colère, dans l’obligation d’attendre les prochaines élections, européennes, municipales … jusqu’en 2022 où nous choisirons notre nouveau Chef de l’Etat, et un drôle de sentiment m’invite à vous dire qu’Emmanuel Macron sera réélu…

Mais là encore, combien sont les français qui partagent leurs convictions avec leur entourage, avec des arguments dignes et politiques, et non des invectives animalières à l’égard des immigrés ?

Douze millions d’électeurs ne se sont pas présentés aux urnes lors du second tour de la présidentielle en 2017. Il incombe à chacun, qui prétend vouloir sauver la France, d’aller les chercher par des discours et des démonstrations de qualité !

Alors, allez vous prendre votre mal en patience ou serez-vous le tant attendu leader sauveur de la France ?

Vive -ce qu’il reste de- la France !

Xantiarius

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